Le 18 mars 2002, les ingénieurs conseils des sociétés concernées par l'incinérareur d'Halluin ont décidé de fermer l'incinérateur dès le 20 mars en raison de rejets de dioxines supérieurs aux normes en vigueur. Nous avons informé le Préfet de l'oise de cette décision (lettre ci dessous).
Or nous avons appris quelques jours plus tard que l'incinérateur continuait de cracher son poison au détriment de la santé des populations.
Qui a pris cette décision irresponsable ? Pourquoi les les avis des ingénieurs n'ont-ils pas été suivi ? ?...
Lettre au Prefet :
Objet : projet d'incinérateur de Villers Saint Paul
Monsieur le Préfet,
Par arrêté préfectoral en date du 14/12/2001 vous avez autorisé la création et l'exploitation de l'incinérateur de Villers Saint Paul. Le permis de construire à été délivré le 01/02/2002.
Je tiens à vous informer que sur la commune de Halluin dans le département du Nord un incinérateur identique (même technologie, même constructeur, même exploitant) à celui qui est prévu à Villers Saint Paul est en phase d'essai. A ce jour, de graves problèmes techniques ont entraîné la fermeture en catastrophe de l'équipement. Le système de traitement des fumées n'est pas suffisamment performant au regard des normes en matière de rejet de dioxine. Comme à Gilly sur Isère, du lait de vache vendu à des entreprises agroalimentaires a été contaminé à des taux de dioxine supérieurs aux normes. L'incinérateur est fermé.
Cet incinérateur va-t-il fonctionner un jour ? Avec quelles conséquences sanitaires ? Si les problèmes techniques sont résolus, quel en sera le coût ? Quelles incidences sur le projet de Villers Saint Paul ?
Tant que ces questions n'ont pas de réponse, il est urgent de décréter l'arrêt immédiat des travaux de voirie, non prévus au permis de construire, sur le chemin rural n° 10 permettant l'accès au site de Villers saint Paul.
Je vous demande également d'annuler l'arrêté préfectoral du 14/12/2001, signé à la hâte par votre prédécesseur, ainsi que le permis de construire.
Vu l'urgence et la gravité de la situation, nous sollicitons de votre bienveillance une audience à une date à votre convenance.
Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, en l'assurance de ma parfaite considération.
Copie à la presse.
